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    January, 2008

    Cheval fou...

     

    Peinture Sherry Blanchard Steward

    J’ai connu autrefois un monde merveilleux…
    La nature indomptable, que l’on refusait de dompter
    Les nuages enchanteurs, que l’on voyait défiler aux cieux
    Et le temps incertain, que l’on acceptait sans maugréer
    J’ai connu autrefois un lieu merveilleux
    Où l’harmonie régnait dans un désordre orchestré par les Dieux,
    Des Dieux de toutes sortes que l’on savait loyaux
    Et qui ne nous asservissaient pas d’impossibles idéaux

    J’ai connu autrefois un lieu merveilleux…
    Les montagnes étaient hautes, si hautes… mais jamais infranchissables
    Les rivières charriaient dans leur lit notre réserve d’eau potable
    Et soulageaient nos pieds fatigués sur les sentiers rocailleux
    Elles étaient parfois profondes ces rivières qui jaillissaient
    En torrents sauvages et limpides, dans lesquels on se désaltérait
    Elles étaient profondes, si profondes… mais jamais on ne s’y noyait
    Elles exprimaient leurs murmures fougueux, à nos oreilles qui les écoutaient

    J’ai connu autrefois un lieu merveilleux
    Les oiseaux gazouillaient fièrement parmi les feuilles qui bruissaient
    Agitées par mille vents célestes qui nous rafraîchissaient
    Comme autant de soupirs divins qui nous rendaient heureux
    J’ai connu autrefois un lieu merveilleux
    Où le soleil réchauffait nos esprits et nos cœurs
    Nous rendant le sens de l’immensité de la richesse intérieure
    Nous éclairant sur les chemins parfois longs de nos jours heureux

    J’ai connu autrefois un monde merveilleux
    Qui ne demandait rien, sauf notre respect, pour éviter son courroux,
    Qui ne demandait rien, à nous, qui donnions tout
    J’ai connu, autrefois… un monde… merveilleux…
    Un monde que vous n’avez pas compris…
    Un monde à jamais anéanti, détruit…
    Insensibles aux cris de douleur qui montaient de votre mère la Terre
    Quand, sans regret, elle fut massacrée, toute entière…

    Et nous avec, et nous aussi… et moi aussi…
    Un homme, c’est si petit…

     Kwenda  kwaswa


     

    Bonne journée !

    December, 2007

    Merry Christmas !

     

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    L'enfance c'est de croire qu'avec le sapin de Noël

    et trois flocons de neige toute la terre est changée.

    André Laurendeau

     

     

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    ... à écouter les yeux fermés !

     

     

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    November, 2007

    Légende des couleurs d'automne


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    Durant le mois des feuilles qui tombent, l'arbre qui donne le sucre devient couleurde sang.

    Nos ancêtres racontaient que, autrefois, les hommes et les animaux voyageaient librement entre la Grande Île sur le dos de la Grande Tortue et la Terre d'en Haut, le domaine de la PetiteTortue.
    Tous montaient et descendaient par l'arc-en-ciel, le pont de toutes les couleurs.
    ici et là, les hommes et les animaux se promenaient et jouaient sans souci.
    Afin d'éviter les guerres et les querelles, le Grand Esprit leur avait enlevé la faim et la soif.
    Il faisait aussi durer les mois chauds toute l'année de sorte que les hommes n'avaient pas besoin de prendre aux animaux leur robe de fourrure.
    Sur l'île de la Grande Tortue ou sur la terre de la Petite Tortue, tout alla bien pendant un nombre incalculable de lunes,jusqu'au moment où Rat, chez qui loge depuis Taoueskare, le mauvais frère, proposa de jouer à qui courrait le plus vite chez les animaux de la forêt.

    C'est ainsi que Élan, Cerf, Lièvre, Loup, Cougar et Caribou prirent le départ de la course, mais à la surprise générale, ce fut Lièvre qui se classa au premier rang.
    Il faut dire que Renard, pour jouer un vilain tour aux autres, avait fait placer les frères de Lièvre tout au long du parcours.
    Le dernier n'eut que quelques sauts à faire pour battre Cerf qui était loin devant ceux qui avait pris le départ.
    Dans cette course, Ours était juge et, comme il a la vue basse, il ne put distinguer un frère lièvre d'un autre.
    Il proclama donc vainqueur celui qui avait franchi la ligne d'arrivée.
    Cerf fut très fâché. Sans dire un mot, il quitta l'assemblée et, sans attendre les autres, il remonta vers la Terre d'en Haut par le pont de toutes les couleurs.
    Sa conduite déplut à Ours qui le suivit pour lui faire des remontrances.
    Au lieu de s'expliquer avec lui, Cerf hérissa les poils sur son dos et chargea son compagnon tête baissée.
    Ours se défendit de son mieux, mais il fut blessé à plusieurs endroits.
    Il aurait pu être tué si Loup, qui l 'avait suivi, n'avait pas pris sa part et chassé Cerf.
    Poursuivi par Loup, qui est demeuré depuis son plus dangereux ennemi, Cerf se sauva et le sang d'Ours sur ses bois dégoulina sur les feuilles des arbres à sucre.
     

    Depuis, tous les ans, les feuilles prennent la couleur du premier sang versé sur la Terre.
    Ainsi l'a ordonné le Grand Esprit afin que les animaux se rappellent comment eux-mêmes mirent fin à la Grande Trêve et afin que les hommes profitent de cette leçon.
    Et pour punir Cerf, le Grand Esprit a aussi voulu que, lorsque les feuilles rouges sont tombées depuis deux lunes, Cerf perde aussi ses bois et soit livré sans défense à Loup.




    October, 2007

    Halloween

     

    Happy Halloween !

     

    Happy Halloween à tous les amis ! 

     

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    Halloween Parade - Disneyland Paris

     
     
     

     

    October, 2007

    Au British Museum

    J'ai passé un petit séjour à London et j'en ai profité pour aller admirer l'exposition "The Firt Emperor" au British Museum,

    J'ai adoré, c'est vraiment fantastique et merveilleux !

     

     L'armée en terre cuite du Premier Empereur de Chine
     Du 13 septembre au 06 avril 2008

    Trois ans de négociations avec les autorités chinoises ont été nécessaires pour monter cette exposition, regroupant près de 120 objets, et pour laquelle le British Museum a spécialement aménagé la salle de lecture où Karl Marx a écrit Le Capital.


    Une vingtaine de soldats d'argile de Qin Shihuang et quelques 120 objets retracent dans cette exposition exceptionnelle du British Museum, l'histoire du premier empire de Chine, et permettent au public européen de mieux connaître une partie de ce qui est considérée par de nombreux spécialistes comme l'une des découvertes archéologiques majeures des cent dernières années.
    Admirablement préservés, les soldats sont parfois accompagnés de leurs chevaux, avec un chariot, comme une armée en état de marche. Des scribes et fonctionnaires sont également présentés, tout comme des musiciens et acrobates chargés de divertir l'empereur même après sa mort. "Ces statues sont à taille humaine, extrêmement réalistes et chacune d'entre elles est unique", explique Jane Portal, la conservatrice de l'exposition. "Elles montrent aussi la mixité ethnique de l'armée, le lien avec les tribus nomades de l'Ouest."

    Armée en terre cuite

     

    Qin Shihuang, premier empereur de Chine, né sous le nom de Ying Zhen en 259 avant J-C, avait accédé au trône à l'âge de 13 ans, en 246 avant J.C. Il passa les 25 premières années de son règne dans des combats cruels jusqu'à ce qu'il eut conquis six  des états rivaux pour fonder son empire.

    Il adopta après la fondation de la dynastie des mesures d'envergure telle l'unification de la loi, une monnaie commune, l'utilisation de l'écriture, mais aussi mis en place une administration centralisée, avec des dispositions très sévères contre son peuple, en enterrant vivants ses opposants ou les intellectuels de l'époque, en interdisant les livres et en organisant des autodafés. Cela provoqua l'indignation des chroniqueurs chinois de l'époque, qui gardèrent sous silence ses réalisations telle la première Grande muraille, largement antérieure à celle que l'on connaît aujourd'hui et qui date de la dynastie Ming (14e-17e siècle), ou les nombreux palais construits autour de Xian, ainsi que l'existence de son tombeau.

    Pendant les 36 années de son règne, ce sont plus de 700 000 ouvriers ou esclaves qui furent utilisés pour construire son palais souterrain et reproduire les armées de son tombeau qui reste aujourd'hui en parfait état de conservation. Obsédé par la mort, Qin Shihuang avait donc ainsi fait reproduire en argile la société et la cour qui l'entouraient de son vivant, pour la conserver éternellement, et se faire considérer sans doute après sa disparition, comme une divinité.

    Qin Shihuang

    Le site de Xian est aujourd'hui le plus important site archéologique au monde, avec les mille soldats ont pu déjà être complétement dégagés de la terre, mais le tombeau lui-même de l'empereur n'a pas été fouillé jusqu'à maintenant, et pourrait même ne jamais l'être, la loi chinoise en vigueur interdisant jusqu'à maintenant, d'ouvrir les tombeaux des empereurs.

    September, 2007

    Mon Totem en expo

     

    Totem

    Totem - huile sur toile

     

    Exposition du 13 au 25 septembre 2007

    Musée de La Poste - Paris (rue de Vaugirard)

     

    Voici quelques photos du Vernissage

     

                                                                 

     

                                                                 

     

                          totem (vernissage)                                        

     

    Le vernissage s'est bien passé,

    On m'a posé des questions...

    et j'ai un peu raconté mon inspiration... que vous commencez à connaître !

     

     

    August, 2007

    Les peintres et la mer

     
     
     
    Balade en Normandie, un petit port de pêche aux pieds des falaises ! 
     

    Bonne journée !

    July, 2007

    Les couleurs de l'été !

     

      

                                                        

    Sea, Sun and Country !  

     

    June, 2007

    En Vacances !

    Mer et rochers

    Mon rocher...

     

    Histoire de gabian

    ... et Gabian Jonathan !

     

      Photo Sharing and Video Hosting at Photobucket

     

    A bientôt...

     

    Bisous à tous !

    June, 2007

    Un poème de Gilles Vigneault

     

    Création Monazimba

    Le poète
    Je prendrai dans ma main gauche
    Une poignée de mer
    Et dans ma main droite
    Une poignée de terre
    Puis je joindrai mes deux mains
    Comme pour une prière
    Et de cette poignée de boue
    Je lancerai dans le ciel
    Une planète nouvelle
    Vêtue de quatre saisons
    Et pourvue de gravité
    Pour retenir la maison
    Que j'y rêve d'habiter.
    Une ville.  Un réverbère.
    Un lac.  Un poisson rouge.
    Un arbre et à peine
    Un oiseau.
    Car une telle planète
    Ne tournera que le temps
    De donner à l'Univers
    La pesanteur d'un instant.

    Bonne journée ! 

    June, 2007

    Peinture de sable Navajo

     

    Peinture de sable

     

    Cérémonie navajo de peinture de sable

     

    Ces peintures sont sacrées et font partie intégrantes de cérémonies. Elles ne sont réalisées que par un Medecine-Man,  ou par ses apprentis, mais toujours sous sa responsabilité. S'il ne trace pas lui-même la structure de la peinture de sable, dans tous les cas il dirige l'opération dans ses moindres détails. Ses assistants ont ainsi la possibilité d'apprendre en pratique les différentes peintures associées à chaque cérémonie.
    Elles sont réalisées avec des pierres de couleurs variées pulvérisées, de sable saupoudré et coloré avec des pigments naturels (ocre et craie) mais aussi farine de maïs, pollen, pétales de fleurs et charbon de bois, des racines de chêne de rocaille pilées avec du sable blanc pour donner un ton bleu clair.
    Tous ces ingrédients ainsi qu'une grande pierre à moudre sont déposés sur un tapis avant la cérémonie, ils sont pilés très finement pour être utilisés ensuite ensuite comme colorants.
    La gamme colorée traditionnelle des Navajo se compose de jaunes, rouges et brun provenant du grès, le blanc du gypse, le bleu de la turquoise ; le noir de l'ardoise et du charbon ; le beige clair des sables de rivière pour le fond des peintures.

     

    Le peuple du ciel (Navajo)

     

    Si une composition n'est pas rayonnante, on aura malgré tout une composition dont la trame reste ordonnée par la symétrie. Ainsi, la structure interne d'une peinture est toujours rattachée à la notion de centre dont dépend tout le dessin. Elle détermine toute l'harmonie et l'équilibre de la peinture et par conséquent son efficacité. En effet, l'un des premiers gestes du Medecine Man après avoir béni le sable qui sera utilisé dans la journée et avant d'entreprendre le dessin des éléments mythiques constituant la peinture, est de tracer le centre de celle-ci. 
    La technique de réalisation d'une peinture demande énormément de précision dans le geste. Un peu à la manière des moines tibétains qui réalisent des mandalas de sable, les hommes-médecine, quant à eux utilisent leur pouce et leur index recourbé entre lesquels ils laissent le sable fin et coloré s'écouler en une ligne bien nette et régulière. Les grains sont méticuleusement déposés sur un fond de sable de couleur terre préalablement étalé. Il s'agit d'une véritable mosaïque de sable !
    Les peintures de sable navajos sont à la base une forme d'art éphémère, aucun fixatif n'est utilisé.

     

    Les quatres mondes (Navajo)

     

    Ces peintures sont des objets rituels qui possèdent plusieurs fonctions. A la fois thérapeutiques, religieuses, sociales, spirituelles et relationnelles, elles sont dans la conception navajo, le lien entre les hommes et les Etres sacrés, "L'endroit par lequel les Dieux viennent et vont", un point d'émergence et de contact entre le ciel et la terre.
    Les Navajo les utilisent afin de guérir un malade grâce aux pouvoirs des Esprits.
    La maladie est considérée comme le résultat d'un déséquilibre. Les cérémonies et les prières sont destinées à invoquer les pouvoirs des divinités pour aider l'esprit de la personne malade afin qu'elle retrouve l'équilibre harmonieux, l' "hozho". Ce terme navajo regroupe plusieurs notions telles que la beauté, la santé, l'harmonie, la paix, l'équilibre, l'art. L'harmonie et l'équilibre sont des éléments essentiels pour les Navajo. L' " hozho " témoigne du juste ordonnancement de la création, de l'ordre qui règne sur le monde. Cet ordre est inscrit dans la nature, avec le cycle des saisons, avec le printemps qui succèdent à l'hiver, le soleil qui se lève à l'est et se couche à l'ouest, la lumière puis la nuit. Toute chose vivante se rattache à cet ordre, à cet état d'équilibre.
    Pour un Navajo, il est primordial de toujours conserver une certaine harmonie des choses, d'aider le monde à fonctionner et d'apprendre à se protéger des esprits maléfiques, leur concept religieux repose sur ces principales notions d'harmonie et de beauté du monde.
    A travers les peintures de sable et leurs compositions toujours empreintes d'un sens profond de l'harmonie et de l'équilibre, cette notion d'hozho pénètre le patient et le guéri de son mal.
    Tout au long de la cérémonie on récite la mémoire des Navajo et les peintures tracées sur le sable retracent les épisodes de cette histoire originelle.
    Elles sont en quelque sorte l'intermédiaire entre les hommes et les Etres Sacrés, elles représentent dans un espace symbolique les Etres Saints et toute la mythologie navajo, jouant ainsi un rôle de médiateur.
    On peut pour cette raison également les considérer comme un véritable support d'enseignement et de transmission du savoir religieux, sacré et mythologique de la culture navajo. A travers elles, le mythe continue à exister et est sans cesse renouvelé. A travers ces peintures les forces magiques des Etres sacrés pénètrent le patient.
    Par ailleurs, ces peintures de sable sont réalisées dans un contexte rituel, elles entretiennent un lien social entre les hommes car elles rassemblent la tribu.
    la religion navajo se révèle comme la toile de fond de la vie quotidienne, une " façon de vivre sacrée ", comme une recherche de l'harmonie, un effort pour établir un rapport entre l'homme et tous les éléments de la nature.

     

    Bonne journée à tous !

    June, 2007

    Mother's Day

     

    Peinture de Karen Noles

     

     

    Peinture de Karen Noles

    Bonne Fête à toutes les Mamans du Monde

     

     

    Bisous

    May, 2007

    Le cercle sacré

     

    Tout ce que fait un indien il le fait dans un cercle...

    Il en est ainsi parce que le pouvoir de l'univers opère toujours en cercles et que toute chose tend à être ronde. Dans les temps anciens, lorsque nous étions un peuple heureux et fort, notre pouvoir nous venait du cercle sacré de la nation, et tant qu'il ne fut pas brisé, notre peuple a prospéré. Tout ce que fait le Pouvoir de l'Univers se fait dans un cercle. Le ciel est rond et j'ai entendu dire que la terre est ronde comme une balle et que toutes les étoiles le sont aussi. Le vent, dans sa plus grande puissance, tourbillonne. Les oiseaux font leur nid en rond, car leur religion est la même que la nôtre. Le soleil s'élève et redescend dans un cercle. La lune fait de même, et ils sont ronds l'un et l'autre. Même les saisons, dans leur changement, forment un grand cercle et reviennent toujours où elles étaient. La vie d'un homme est un cercle d'enfance à enfance, et ainsi en est-il de toute chose où le Pouvoir se meut. Ainsi nos tentes étaient rondes comme les nids des oiseaux et toujours disposées en cercle, le cercle de la nation, nid fait de nombreux nids où nous couvions nos enfants selon la volonté du Grand Esprit.

    Bonne journée !

    May, 2007

    Très beau texte de Léonard Peltier

     

    Nous naissons tous innocents.
    Nous devenons tous coupables.
    Dans cette vie tu deviens coupables d'être toi.
    Être soi-même, c'est ça le Péché "aboriginel", le pire de tous les Péchés.
    C'est un Péché que l'on ne te pardonnera jamais.
    Nous les Indiens sommes coupables, coupables d'êtres nous-mêmes.
    On nous enseigne cette culpabilité dès la naissance.
    Nous l'apprenons consciencieusement.
    Chacun de mes frères et à chacune de mes soeurs je dis, sois fier de cette culpabilité.
    Tu n'es coupable que de ton innocence, d'être toi-même, d'être Indien, d'être humain.
    Être coupable te rend sacré

    Léonard Peltier

     

    Article du Monde Diplomatique
    sur l'affaire Léonard Peltier

     


    "Aimons notre similitude, mais aussi notre dissimilitude. Notre différence fait notre force.

    Ne vivons pas seulement pour nous seuls, mais aussi pour cet Autre qui est notre Moi le plus profond."

    Bonne journée !

    May, 2007

    Légende amérindienne de la création des astres

     

    Mythe de la création des astres  

     

    Suite à la création de la Grande Île sur le dos de la Grande Tortue, les animaux, réunis en conseil, décidèrent qu'il fallait plus de lumière. Ils chargèrent alors la Petite Tortue de trouver une solution à ce problème de ténèbres. Ingénieuse, la Petite Tortue saisit de grands éclairs et elle fabriqua un grand feu qu'elle fixa dans le ciel. Ainsi fut créé le Soleil.
    Rapidement, le conseil se rendit compte que toutes les parties de la Grande Île n'étaient pas bien éclairées. Après intense réflexion, le conseil décida de donner un mouvement au Soleil. La Tortue des marais fut chargée de creuser un trou de part en part de la Grande Île de façon à ce que le Soleil puisse faire une rotation complète autour de la Grande Île, donnant ainsi une alternance de lumière et de noirceur. Ainsi furent créés le jour et la nuit.
    Dans le but d'éviter une noirceur totale, lors de la rotation du Soleil, la Petite Tortue fut mandatée de trouver un substitut au Soleil afin d'éclairer la nuit. Elle créa donc la Lune qui devint la douce compagne du Soleil. Le Soleil et la Lune eurent de nombreux enfants, les Étoiles, qui sont dotés de vie et d'esprit comme leurs parents. En souvenir de sa participation à la création des astres, la Petite Tortue fut nommée gardienne du ciel.

     

    Bonne journée !

    May, 2007

    Mythe Cherokee de La Création

    Mythe de la création

    Asga Ya Galunlati, le père de tous, avait une fille bien aimée dont la beauté brillait comme une étoile. Un jour, alors qu’elle se trouvait dans le jardin de son père, elle entendit battre un tambour sous un petit arbre. Curieuse, elle creusa sous l’arbre, et par ce trou, elle tomba du septième ciel en tournoyant jusqu’à la Terre.

    Les créatures qui vivaient sur la Terre avaient de grandes émotions, des sentiments profonds, mais pas encore le feu du clair esprit, dont ils attendaient l’étincelle. Le monde était alors recouvert d’eau, et des créatures flottaient de façon précaire sur celle-ci. Alors que la Fille Etoile descendait lentement en spirale vers la Terre, son père la vit ; comme il ne pouvait la rappeler, il envoya les souffles des vents à son soutien et incita les créatures de la Terre à l’aider. Les créatures la virent lentement descendre en tournoyant et eurent un sentiment : « Nous devons faire quelque chose pour elle, nous devons lui trouver un endroit où atterrir ; car elle est sûrement un grand cadeau. »

    Tortue dit : « Elle peut atterrir sur mon dos. Nous devons le rendre fort et ferme pour elle. »

    De nombreuses créatures plongèrent dans les eaux pour rassembler du firmament dessous la mer. L’une de ces créatures, Araignée d’Eau, réussit : elle plongea loin, au fond, et ramena un peu de terre dans son bol tusi, fait de ses jambes. Elle remonta à la surface et, dans son dernier souffle, déposa son cadeau sur le dos de la tortue.

    Certaines gens se rappellent aujourd’hui que le firmament fut élevé par le modeste Rat Musqué ; que ce soit par Araignée d’Eau ou par Rat Musqué, le morceau de terre fut déposé sur le dos de Grande Tortue, et il poussa, poussa, poussa.
    Grande Buse battit des ailes, soulevant montagnes et vallées, et de nombreux endroits confortables naquirent.

    Après avoir passé des jours à descendre en spirale du monde de lumière, Femme Etoile atterrit sur le dos de Tortue. C’est d’elle que vient la vie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Ses seins produisirent le maïs, le haricot et la courge ; ses larmes devinrent les rivières d’eau fraîche.

    Tous les êtres humains peuvent retracer leurs racines jusqu’à notre mère à tous, Femme Etoile. Grâce à sa bénédiction, l’étincelle de l’esprit fut gravée en nous sous la forme d’un feu sacré, afin que le mystère de la vie puisse être compris comme le multiple dans l’Un.

    Sagesse amérindienne
    traditions et enseignements des Indiens Cherokee
    Dhyani Ywahoo


    Bonne journée !

    April, 2007

    Muguet Bonheur

     

    Muguet Bonheur

    L'air du vent

    Courons dans les forêts d'or et de lumière
    Partageons-nous les fruits mûrs de la vie
    La terre nous offre ces trésors, ces mystères
    Le bonheur ici bas n'a pas de prix
    Je suis fille des torrents, sœur des rivières
    La loutre et le héron sont mes amis
    Et nous tournons tous ensemble au fil des jours
    Dans un cercle une ronde à l'infini.

    Bonne journée !

    April, 2007

    Flèches et mandala...

     

    'Toile

     

    Quand j'me prends pour une Indienne dans ma savane...

    Je fabrique des flèches et des mandalas !

     

    'Toile

    Mandala de Bienvenue !

     

     

    Bonne journée !

    April, 2007

    Gayatri Mantra

    Le GAYATRI MANTRA est un des plus vieux mantras de cette planète.  Ses origines sont inconnues.  Il est dit que la sagesse est contenue à l'intérieur des puissantes syllabes sanskrites du GAYATRI et que l'ensemble de la connaissance de tous les mondes est né de ce mantra.
    C'est pourquoi le GAYATRI MANTRA a été nommé « la Mère des Veda » (les Veda sont les livres de la sagesse, les textes religieux anciens qui forment la base de la vie spirituelle.  De nombreuses structures religieuses prennent racine dans les Veda).
    On observe certains bienfaits physiques, grâce à cette psalmodie, comme par exemple, une accalmie du système nerveux et un chargement d’électrons dans le champ énergétique du corps.  À la longue, il se créé chez la personne qui pratique le GAYATRI MANTRA une subtile transformation de la conscience, par un processus d'éveil puissant.  Une purification des pensées et des émotions, une paix intérieure, l'expérience du divin en soi même et en autrui, tout cela peut être réalisé, par une pratique sincère et constante du GAYATRI MANTRA.
    Le GAYATRI MANTRA agit également de façon similaire à la communication radio ou télé, en envoyant vers l'extérieur des transmissions d'énergie, ou des ondes d'ultrasons.  Celles-ci se répandent dans l'univers et agissent sur la conscience de tous les êtres, afin qu’ils se connaissent eux-mêmes, en tant que conscience illuminée.
     

     

    Om Bhur Bhuvah Svah
    Tat
    Savitur Varenyam
    Bhargo Devasya Dhimahi
    Dhiyo Yonah
    Prachodayat

     

    Dans tous les royaumes de l’existence,

    c'est "Cela",

    la nature essentielle irradiant l'existence,

    qui est l'adorable

    UN.

    Puissent tous les êtres percevoir,

    par une intuition subtile et méditative,

    la magnifique splendeur

    de la conscience illuminée.

     

    OM  Le son primordial, à l'origine de la Création.
    BHUR  La terre, ce qui est grossier.
    BHUVAH  L'atmosphère, l'éther, le monde subtil.
    SVAHA  Le ciel, le monde au-delà de Bhuvah, le monde causal.
    TAT  Représente « Cela ».  On qualifie l'Ultime Réalité de « Cela » car aucune parole ni langage ne peut la décrire.
    SAVITUR  Représente le divin SAVITRI, le pouvoir vivifiant contenu au sein du soleil.
    VARENYAM  Adorer.
    BHARGO  Rayonnement, lustre, illumination.
    DEVASYA  La splendeur divine ou la Grâce.
    DHIMAHI  La vénération ou méditation sur le Seigneur.
    DHIYO YONAH PRACHODAYAT  Il s'agit d'une prière.


    Et si on chantait tous ensemble !

    March, 2007

    Une histoire de Couleurs...

    Couleurs

    Un jour, toutes les couleurs du monde se mirent à se disputer entre elles, chacune prétendant être la meilleure, la plus importante, la plus belle, la plus utile, la favorite.


    Le vert affirma :
    Je suis le plus essentiel, c’est indéniable. Je représente la vie et de l'espoir. J'ai été choisi pour l'herbe, les arbres et les feuilles. Sans moi, les animaux mourraient. Regardez la campagne et vous verrez
    que je suis majoritaire.

    Le bleu prit la parole :
    Tu ne penses qu’à la terre mais tu oublies le ciel et l’océan. C’est l’eau qui est la base de la vie alors que le ciel nous donne l’espace, la paix et la sérénité. Sans moi, vous ne seriez rien.

    Le jaune rit dans sa barbe :
    Vous êtes bien trop sérieux. Moi j’apporte le rire, la gaieté et la chaleur dans le monde. À preuve, le soleil est jaune, tout comme la lune et les étoiles. Chaque fois que vous regardez un tournesol, il vous donne le goût du bonheur. Sans moi, il n’y aurait aucun plaisir sur cette terre.

    L’orange éleva sa voix  dans le tumulte :
    Je suis la couleur de la santé et de la force. On me voit peut-être moins souvent que vous mais je suis utile aux besoins de la vie humaine. Je transporte les plus importantes vitamines. Pensez aux carottes, aux citrouilles, aux oranges aux mangues et aux papayes. Je ne suis pas là tout le temps mais quand je colore le ciel au lever ou au coucher du soleil, ma beauté est telle que personne ne remarque plus aucun de vous.

    Le rouge qui s’était retenu jusque là, prit la parole haut et fort :
    C’est moi le chef de toutes les couleurs car je suis le sang, le sang de la vie. Je suis la couleur du danger et de la bravoure. Je suis toujours prêt à me battre pour une cause. Sans moi, la terre serait aussi vide que la lune. Je suis la couleur de la passion et de l’amour, de la rose rouge, du poinsettia et du coquelicot.

    Le pourpre se leva et parla dignement :
    Je suis la couleur de la royauté et du pouvoir. Les rois, les chefs et les évêques m’ont toujours choisie parce que je suis le signe de l’autorité et de la sagesse. Les gens ne m’interrogent pas, ils écoutent et obéissent.

    Finalement, l’indigo prit la parole, beaucoup plus calmement que les autres mais avec autant de détermination :
    Pensez à moi, je suis la couleur du silence. Vous ne m’avez peut-être pas remarquée mais sans moi vous seriez insignifiantes. Je représente la pensée et la réflexion, l’ombre du crépuscule et les profondeurs de l’eau. Vous avez besoin de moi pour l’équilibre, le contraste et la paix intérieure.


    Et ainsi les couleurs continuèrent à se vanter, chacune convaincue de sa propre supériorité. Leur dispute devint de plus en plus sérieuse. Mais soudain, un éclair apparut dans le ciel et le tonnerre gronda. La pluie commença à tomber fortement. Inquiètes, les couleurs se rapprochèrent les unes des autres pour se rassurer.

    Au milieu de la clameur, la pluie prit la parole :
    Idiotes ! Vous n’arrêtez pas de vous chamailler, chacune essaie de dominer les autres. Ne savez-vous pas que vous existez toutes pour une raison spéciale, unique et différente ? Joignez vos mains et venez à moi. Les couleurs obéirent et unirent leurs mains.

    La pluie poursuivit :
    Dorénavant, quand il pleuvra, chacune de vous traversera le ciel pour former un grand arc de couleurs et démontrer que vous pouvez toutes vivre ensemble en harmonie. L’arc-en-ciel est un signe d’espoir pour demain. Et, chaque fois que la pluie lavera le monde, un arc-en-ciel apparaîtra dans le ciel, pour nous rappeler de nous apprécier les uns les autres.

    Bonne journée !